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La Maladie de NASH et le diabète

La maladie de NASH et le diabète
La maladie de NASH et le diabète

Pourquoi cet article? : La Maladie de NASH et le diabète

Pour être très clair sur cet article “la maladie de NASH et le diabète” et de ce que j’ai pu lire et voir sur les réseaux sociaux.
Cette maladie qui peut se transformer en cirrhose du foie pour les cas les plus graves n’est en aucun cas liée à l’alcool.
Elle est malheureusement souvent en corrélation avec un diabète de type I ou II.
Mais aussi en cas d’obésité, sans diabète…
Donc, si ce sujet vous intéresse…
Et que vous souhaitez en savoir plus, suivez moi…

Introduction : La Maladie de NASH et le diabète

La stéatose hépatique non alcoolique (non-alcoholic fatty liver disease) dit, NAFLD.
Appelé aussi maladie de NASH, se caractérise par :

  • L’accumulation de lipides au niveau hépatique.

En l’absence notamment de consommation alcoolique à risque.

D’ailleurs, elle voit sa prévalence progresser de manière constante depuis plusieurs années.
A première vue, à cause de l’épidémie mondiale de surcharge pondérale et d’obésité.

Dû toujours à la malbouffe !!

En définitive, la résistance à l’insuline est un processus pathologique très fréquemment associé au NAFLD.

Cela explique, par conséquent, une très forte association de cette affection avec le diabète.

Définition et épidémiologie : La Maladie de NASH et le diabète

Le NAFLD se définit par une accumulation de lipides dans au moins 5% des hépatocytes.

En l’absence, donc, d’une consommation d’alcool significative à savoir

  • < 20 g/jour pour la femme
  • < 30 g/jour pour l’homme

Le NAFLD englobe un spectre allant :

  • de la simple stéatose hépatique
  • jusqu’à la stéatohépatite non alcoolique.

Prévalence dans les pays industrialisés : La Maladie de NASH et le diabète

Le NAFLD possède une prévalence dans les pays industrialisés.
Se situant entre 20 et 40%.
C’est l’affection hépatique la plus fréquente.
Elle représente environ 70% des cas d’élévation asymptomatique des transaminases.

Chez l’enfant et l’adolescent, sa prévalence est estimée à environ 10%.

Les éléments constituant le syndrome métabolique que sont le diabète de type 2, l’insulino-résistance, l’obésité.

Mais aussi,

  • L’hypertension artérielle,
  • L’hypercholestérolémie
  • L’hypertriglycéridémie sont les facteurs de risque de sa survenue.

La stéatose hépatique et la résistance à l’insuline semblent être deux éléments-clés dans le développement du NAFLD.
Avec une interaction réciproque .

En effet, il est estimé

  • Qu’environ 50 à 60% des patients diabétiques de type 2 présentent un NAFLD.
  • En conséquence, et réciproquement 20 à 30% des sujets avec un NAFLD sont diabétiques.

Les diabétiques de type 1 présentent également de plus en plus fréquemment une obésité associée.
Et à cet égard, ils engendrent ainsi l’apparition de NAFLD dans cette population.
En effet, on estime la prévalence autour de 44%.

La génétique : La Maladie de NASH et le diabète

La maladie de NASH et le diabète
Graphique maladie de NASH et diabète

Il existe très certainement une composante génétique dans la survenue du NAFLD.
A vrai dire, et au vu d’observations de différents polymorphismes génétiques.
Dans ces conditions, cela confère un risque de résistance à l’insuline et de stéatose hépatique.

On observe également, des différences au niveau histologique.
Observation faite, entre des sujets de différentes populations présentant tous un NAFLD.
Cela suggère de possibles mécanismes physiopathologiques. En lien avec un terrain génétique distinct. Divers gènes candidats ont été identifiés.
En corrélation, avec le métabolisme des lipides et la résistance à l’insuline…

Histoire naturelle : La Maladie de NASH et le diabète

La maladie de NASH et le diabète
Graphique maladie de NASH diabète

La première étape au niveau macroscopique du NAFLD est une stéatose hépatique simple.
Il va suivre ensuite, un processus inflammatoire correspondant à la NASH.
Qui finalement dans les cas les plus graves pourra ensuite aboutir à une cirrhose.
Enfin, au carcinome hépato-cellulaire.
La vitesse et le risque de passage à l’étape suivante semblent très variables entre les individus.

Plusieurs études récentes ont mis en évidence que les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de mortalité.
Chez les patients atteints de NAFLD.

Le NAFLD peut être considéré comme un état d’inflammation chronique.
Egalement, selon certaines études, comme un facteur de risque cardiovasculaire indépendant.
Toutefois, un récent travail effectué à partir des données de l’étude NHANES III (The National Health and Nutrition Examination Survey) n’a pas retrouvé d’augmentation du risque de mortalité toutes causes confondues.
Sur des maladies comme :

  • Cardiovasculaires
  • Cancers
  • Pathologies hépatiques entre les personnes présentant ou non un NASH

Pathogenèse : La Maladie de NASH et le diabète

La maladie de NASH et le diabète
Schéma du foie maladie de NASH et diabète

La pathogenèse du NAFLD paraît complexe et n’est pas encore complètement élucidée.
On propose un modèle en deux étapes.
Une première étape consiste en l’accumulation de lipides intrahépatocytaires.
Qui sera suivie dans un deuxième temps de l’apparition d’inflammation et de fibrose.
En lien avec un afflux de cytokines et une augmentation du stress oxydatif.

Actuellement, on admet que l’accumulation de lipides au niveau des hépatocytes est due à un déséquilibre.
A priori, entre un afflux important d’acides gras par l’alimentation.
Qui concerne :

  • la lipolyse des tissus graisseux
  • et la lipogenèse hépatique.

Ainsi, qu’ une diminution de l’élimination et de l’oxydation des acides gras. L’accumulation de triglycérides intrahépatiques, à cet égard, interfère avec les voies de signalisation intracellulaires de l’insuline.
Ce qui provoque une résistance à l’action de l’insuline sur le foie.

On observe un autre mécanisme physiopathologique dans le NAFLD.
C’est la dérégulation :

  • de la biogenèse
  • et du fonctionnement des mitochondries.

Qui cause ainsi une baisse de leur capacité oxydative.
Cela participe donc, au développement de la résistance à l’insuline.

Présentation clinique et diagnostic : La Maladie de NASH et le diabète

Le NAFLD est le plus souvent cliniquement silencieux.
Mais peut effectivement, se manifester par la présence de symptômes

  • Tels qu’asthénie
  • ou sensation d’inconfort dans le quadrant supérieur droit du foie…

Les enzymes hépatiques se révèlent, également, être normales dans plus de 75% des cas.

  • Ce qui prouve donc une mauvaise sensibilité.

Cependant, on peut toutefois retrouver dans environ un quart des cas une perturbation des tests hépatiques.
Avec, dans un premier temps, une prédominance de l’élévation des

  • ALAT et gamma-GT
  • et un ratio ASAT : ALAT inférieur à 1.

Par la suite, avec l’évolution de la maladie et le développement d’une cirrhose, ce ratio a tendance à devenir supérieur à 1.

Donc à bien surveiller lors de vos analyses de sang !!

On pose un diagnostic :

Pour poser le diagnostic de NAFLD, il convient, dans un premier temps d’exclure la présence :

  • d’une consommation d’alcool à risque
  • une prise chronique de traitement hépatotoxique
  • ou la présence d’une autre affection hépatique

Et bien sûr cela se fera à l’aide de tests sanguins.

L’imagerie par ultrason, scanner ou IRM est utile pour détecter la présence d’une stéatose modérée à sévère.

Les différentes examens

L’échographie hépatique :

L’échographie hépatique reste l’examen de dépistage le plus accessible.
Cependant, ses performances varient selon les études et le degré de stéatose.
Sa sensibilité se situe entre 64 et 92% et sa spécificité entre 97 et 100%.
Toutefois, en cas d’obésité morbide, l’ultrason se révèle médiocre avec une sensibilité et une spécificité de respectivement 49 et 75%.
Le scanner, présente également, le désavantage de son caractère irradiant. Il possède une sensibilité se situant entre 75 et 100% et une spécificité d’environ 95%.
Le fibroscan possède des caractéristiques intéressantes.
Il a quant à lui, une sensibilité de 91% et une spécificité de 75% pour la détection de fibrose hépatique.

L’IRM par spectroscopie :

L’IRM par spectroscopie, dont la disponibilité reste très limitée, peut être considérée comme le “gold standard” en termes d’imagerie.
Il obtient une spécificité de près de 100% déjà dans la détection d’un contenu hépatique en lipides de seulement 7,5%.

Les inconvénients :

L’inconvénient majeur de toutes ces techniques d’imagerie est qu’elles ne permettent pas de distinguer la présence ou non d’une activité inflammatoire ou de fibrose hépatique.

Le “gold standard” pour le diagnostic de NAFLD reste donc

  • La biopsie hépatique.

En raison de son caractère invasif, la réalisation de cet examen doit toutefois se limiter…
Aux cas dont un doute persiste après une évaluation

  • Biologique
  • Et radiologique approfondie.

Le meilleur moyen de détection d’un NASH : La prise de sang

Finalement, FGF21 (Fibroblast growth factor 21), un facteur endocrine récemment identifié, émerge comme un biomarqueur intéressant pour détecter la présence de NAFLD.
En effet, son taux sanguin est bien corrélé avec la résistance à l’insuline et il est élevé chez les sujets avec NAFLD

Traitement et prise en charge

Le traitement du NAFLD consiste en la détection et la prise en charge des éléments constituant le syndrome métabolique tels que :

  • L’hypertension,
  • Le diabète ou la surcharge pondérale avec suivi régulier au minimum 1 fois par des tests hépatiques.
  • Les mesures hygiéno-diététiques telles que perte pondérale et exercice physique permettent de réduire la résistance à l’insuline et ainsi avoir un impact positif sur l’évolution du NAFLD.

Les traitements médicamenteux les plus étudiés dans cette pathologie sont ceux agissant sur l’insulino-résistance, tels que

  • La metformine
  • Les glitazones.

Ces études sont toutefois modestes dans le nombre de patients inclus et limitent ainsi leurs conclusions.
A cet égard, la metformine a montré un impact positif sur les transaminases hépatiques…

Finalement, cela reste sans amélioration sur les données ultrasonographiques et histologiques telles que la stéatose.

Les glitazones permettent non seulement une diminution des enzymes hépatiques.
Mais également une régression de la stéatose et de l’inflammation au niveau hépatique.

Cependant, vu les effets secondaires de cette catégorie médicamenteuse à savoir

  • Insuffisance cardiaque,
  • Ostéoporose
  • Et possible augmentation des événements cardiovasculaires

leur emploi n’est pas indiqué.

Les antioxydants et certains agents hépatoprotecteurs tels que

  • Le telmisartan,
  • Le pentoxyfylline
  • ou la L-carnitine

pourraient avoir un impact positif sur la stéatose.

La vitamine E, un autre agent antioxydant, semble également influer positivement sur l’histologie hépatique.
Notamment dans une récente étude incluant des sujets au stade de NASH mais ne présentant pas de diabète associé.

Toutefois, une méta-analyse montre des résultats divergents entre différentes études à ce sujet.

La chirurgie bariatrique a montré quant à elle des effets bénéfiques.
Notamment, sur les atteintes histologiques du NAFLD.

D’autres traitements prometteurs tels que

  • les anti-TNFα
  • ou le GLP-1

sont actuellement à l’étude et pourraient faire partie du futur arsenal thérapeutique du NAFLD.

Conclusion et conseils :

Le NAFLD est une entité clinique importante à connaître.
Elle doit être identifié en raison de sa prévalence croissante.

Elle est souvent associée à celle du diabète.
En effet, de par un phénomène de résistance à l’insuline commun.

Effectivement, sa physiopathologie est complexe.
Elle comprend notamment une accumulation lipidique intrahépatocytaire.

A cet égard, dû à des phénomènes inflammatoires et une dysfonction de la capacité oxydative mitochondriale.

Son diagnostic nécessite l’exclusion d’autres affections chroniques telles que :

  • Des affections virales
  • Ou une sur consommation alcoolique.

Le recours à l’imagerie est souvent nécessaire.
La biopsie hépatique ne doit se pratiquer qu’en cas de doute persistant.

En bref, Les traitements médicamenteux actuels ne possèdent qu’une efficacité modeste !!

Et les mesures hygiéno-diététiques sont à privilégier

D’ailleurs, une prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire doit- y être associés.

On recommande de perdre du poids en cas d’obésité et de faire des exercices physiques !!

La réflexologie peut-être une des solutions :

Dans ce contexte un peu compliqué qu’est la maladie de NASH.
La réflexologie plantaire et palmaire peut être effectivement, une solution naturelle et une alternative à cette pathologie.

Finalement diabétique ou pas d’ailleurs !!

Cependant toujours, en complément d’un traitement !!

Je vous invite à télécharger ma fiche contact qui traite du sujet et de faire les exercices proposés :

J’espère que cet article vous aura apporté des réponses quant à cette pathologie la maladie de NASH

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A bientôt !! et merci de me laisser un commentaire ça fait toujours plaisir !!

Philippe GUILBON du bloc “Diabétique et Épicurien”

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Par Philippe GUILBON

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